Aymery Rolland

67240 Gries

 

artiste permanent

 

artiste invité


 

     

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    79, rue principale
    67240 Gries

    tél : 0682473078
    www.aymeryrolland.com

     

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    Présentation

    AYMERY ROLLAND ne se paye pas de mots. Il prend le réel qui est à portée de mains. Cet homme à la fois humble et obstiné nous invite à regarder, voir , car chez lui c’est peu dire que l’art nous sauve de l’ennui du quotidien. Il s’est toujours inquiété des choses simples, modestes : une théière, un peigne, un accordéon, des fruits, des fleurs… Dans un va et vient du trait à la couleur et de la couleur au trait, c’est une lente méditation au rythme de la circulation du soleil.
    Oui, l’oeuvre d’Aymery est solaire. C’est un point de combustion entre le fruste et le contemplatif, entre la nature morte et la couleur, entre l’emprise du vivant et la nostalgie du souvenir. Il part d’un motif, d’une tache, d’une touche, d’une note et laisse les choses d’elles-mêmes croître. Il aime aller et venir de la saturation et compacitée de la matière à la sublimation de la lumière. Les œuvres, multiples, gravés, monotypes « surimprimés » et acryliques traduisent cette quête de la composition où le sombre devient lumineux, où la clarté s’ombrage par le fait de se livrer au mouvement, ébauche de la danse sacrée, s’équilibrant dans le miracle lumineux que l’artiste doit au soleil alchimiste. Par la grâce de la couleur, cette lumière qui se fait chair, tissu, pays, paysage, cette lumière qui se matérialise en dématérialisant le monde, voilà l’héritage que nous lègue le peintre.
    Aymery fait partie de ce qu’on appelait les trouveurs, pour la raison qu’ils s’essayaient à trouver, dans l’extrême complexité de l’agencement, la simplicité, celle qui touche au cœur.
    Ses toiles éclatent de couleurs : bistres, bleus gris, bruns- rouge, oranges, blancs crème, indigos.
    Si le réel est son motif, le ciel est son atelier. On imagine le créateur quand il se promène dans son jardin, sans limites, où les êtres et les choses se taisent dans une plus longue mémoire. La main du peintre rassemble ce qui est épars, structure la matière en lui donnant chair. Il ne s’agit pas du tout de
    reproduire les couleurs de la nature mais d’en organiser de feinte et d’instinct la mosaïque qu’elles suscitent. Il pénètre le monde, comme le chien philosophe de Rabelais, pour se délecter de la substantifique moelle où est contenu caché, le secret de la peinture, secret sous sceau infrangible, on le sait. Cette démarche s’appelle : initiation. C’est une initiation aux mystères de la nature par les travaux pratiques nécessaires que sont les œuvres.
    Aymery revisite les liens actifs qui unissent dessin et gravure. Le dessin. La gravure. Tous deux cherchent à extraire la réalité pour qu’elle parvienne à l’un de ses avatars épiphaniques. Aymery respire comme il peint. Aspiré par la passion de la peinture, il jette le motif dans les flammes et fixe sur la toile le crépitement du brasier.
    Effa Gaston-Paul